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Senegal: Un informaticien sénégalais invente une plateforme de collecte des résulats

Un informaticien sénégalais a annoncé mercredi à Dakar avoir inventé un système devant permettre aux journalistes de partager avec leurs organes de presse, en temps réel, différentes informations dont les résultats partiels du second tour de la présidentielle prévu dimanche. "J’ai suivi le déroulement excellent du premier tour en termes de comportement des votants, les commentaires des différentes soirées électorales, j’ai donc mesuré l’enjeu du second tour", a avancé Pape Gorgui Touré, directeur général de Tactikom, une société installée en Suisse. 
"Le système que j’ai mis en place, dont l’élément local est un CD, si on l’installe sur certaines machines, cela va dans une base de données qui est mutualisée", a-t-il expliqué. "Tout ce qu’on fait entrer comme information sera mutualisé. Il vous sera possible à tout moment de dire à l’instant T, que tel ou tel candidat a obtenu un pourcentage’’ donné, a expliqué l’informaticien. 
"Dimanche 25 mars, à partir de 18 heures, le premier bulletin de vote va initialiser le système et tout le Sénégal pourra suivre de 18 heures à minuit par exemple, l’évolution des deux candidats progressivement", a expliqué Gorgui Touré. Selon lui, cet instrument est à la disposition des journalistes qui en feront bon usage. "En temps qu’inventeur, mon rôle de conception et de développement est fini. J’ai pensé une solution à un problème éventuel", a-t-il estimé. "Les informations qui viennent des bureaux de vote et d’autres sources fiables pourront être rentrées dans le système. C’est pour cela que vous aurez besoin d’un logiciel complémentaire", a-t-il souligné. "Les données reçues vont entrer directement sur un centre de calcul sécurisé après tous les contrôles d’usage. Ce centre fait ses calculs en tenant compte des résultats obtenus dans les différents bureaux de vote du lieu de vote d’une localité donnée", a précisé M. Touré. 
"Tous les calculs intermédiaires sont stockés en attendant que quelqu’un les consulte", a encore expliqué l’informaticien. Il a ajouté : "C’est une manière à moi de contribuer de manière citoyenne à la paix. Je ne suis pas un administratif. Je suis un privé mais pour cette fois, je ne demande rien à personne". "Si vous (les journalistes) l’utilisez, c’est bien, mais si vous estimez que cela n’est pas indispensable aussi, j’ai fait ce que je devais faire", a déclaré Pape Gorgui Touré qui a émis le souhait de voir une coordination s’installer, sur ce sujet, entre lui et les journalistes. "Il suffit que quelqu’un mette à disposition ses informations en fonction de ses moyens, pour que l’ensemble de la communauté nationale puisse disposer de cela", a-t-il indiqué. 
Selon lui, ce système d’informations a été conçu "de manière pragmatique et très objective". "Si une anomalie est signalée, les journalistes qui sont en train d’animer les soirées électorales publiquement, ont la possibilité de modifier une donnée mais au vu et au su de tout le monde", a soutenu M. Touré. En plus, a-t-il renseigné, il y a une partie web consistant en une plateforme à travers une sorte de dialogue en commun durant toute la soirée électorale. 
"Ce système est uniquement conçu pour les journalistes qui doivent s’inscrire pour disposer de toutes ces informations sécurisées par un code de partenariat (...)", a indiqué Pape Gorgui Touré. "Je n’ai pas demandé la permission pour mettre en place ce système. Je me suis contenté de lire la loi, de voir exactement ce que l’on peut faire", a fait savoir M. Touré, qui se dit seulement guidé par le souci de mettre dès 18h les résultats du scrutin à la disposition du candidat qui sortira vainqueur du second tour de la présidentielle.

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